Témoignages

Vous trouverez sur cette page les témoignages de clients de mes pratiques car il n’y a rien de plus parlant que le vécu des personnes.

(Si vous souhaitez témoigner, merci de nous contacter afin de figurer sur cette page)

 

Le premier témoignage nous vient de Matyas Le Brun. Il est paru sous forme d’article dans la version on-line de Féminin Bio, Publié le 6 juin 2018

J’AI VÉCU : L’APPROCHE THÉRAPEUTIQUE APPELÉE « LECTURE DE CORPS » par Matyas Le Brun

(lien vers l’article original et les autres articles de Matyas)

Conflits familiaux, manque de confiance en soi, questions sans réponse… Et si tout ce que nous voulions savoir était là, caché en nous ? Céline Tadiotto, thérapeute basée en Suisse, pratique une technique moderne, la  » lecture de corps ». Je partage avec vous mon expérience de ce moment.

Le train s’arrête en gare. Je foule le sol Suisse. J’ai quitté Paris ce matin pour un rendez-vous assez spécial, une technique particulière et encore peu connu du grand public : la Lecture du Corps. Sur son site internet j’y ai lu une brève description : « Cette lecture consiste en la traduction, à voix haute, par le thérapeute, des informations contenues dans le corps du patient. Il peut s’agir de problématiques actuelles ou de mémoires d’évènements non résolus, de comportements inexprimés, de situations bloquées qui affectent l’organisme. Cette lecture de ce que l’être profond et le corps veulent dire permet au patient de prendre conscience de ce qui demande à être travaillé, débloqué, transformé ou nettoyé, pour aller mieux. »

On m’a recommandé cette thérapeute pour les questionnements intérieurs que je porte. Si j’ai bien conscience qu’elle n’est pas magicienne, malgré le bien que l’on m’en a dit, peut-être pourra-t-elle m’aider à comprendre pourquoi ai-je tant de mal à trouver ma place dans ce monde. Des pistes sont présentes, mais j’ai surtout besoin de réponses.

La porte du cabinet s’ouvre, une femme d’une quarantaine d’années en sort, un large sourire aux lèvres. C’est elle, je reconnais le visage présent sur le site internet. Une main tendue, elle m’invite à entrer. Une douce chaleur et une odeur très agréable sont présentes dans ce cabinet sobre et accueillant. Je m’assois sur un siège en osier avec une large couverture à poils longs. Alors qu’elle s’assoie et prépare ses papiers, je regarde les diplômes, accrochés sur les murs. Y figure un diplôme d’infirmière, de naturopathe, de psychogénéalogiste, de praticienne en Jin Shin Jyutsu®, en Communication Profonde Accompagnée®. Je me sens en confiance.

Présentation mutuelle. Je partage les raisons de ma présence ici. Début de l’anamnèse, ce questionnaire de santé détaillé. Elle note puis m’invite à m’allonger, habillé, sur la table de massage à côté de son bureau. Je retire mes chaussures et prend place. La table est recouverte d’une épaisse couverture – à poils courts cette fois-ci – plutôt confortable. Je suis tout à la fois excité de la découverte et inquiet de la technique. Comme à chaque travail sur moi-même, j’ai bien conscience que cela peut aussi être intense et bouleversant. Je suis prêt.

Elle se positionne à côté de moi et me récite une forme de ‘protocole de départ’ m’expliquant en quoi consiste la lecture du corps. Elle va interroger mon corps et en exprimer les réponses par la parole. Je pourrais poser des questions. La rigueur du protocole énoncé ne laisse que peu de place à l’inexactitude me semble-t-il, même si une partie de la pratique m’échappe encore.

Le corps comme reflet de notre histoire

Une fois le protocole validé, elle se dirige automatiquement vers mes pieds et prend un de mes orteils entre les doigts. Court silence. Je pense soudainement au roman de Laurent Gounelle à Bali et le sage qui lit dans les orteils. Son regard est dans le vide et son esprit semble en connexion avec l’indicible. J’écoute.

« Il y a une tension psychique et nerveuse qui vous empêche de plonger dans la réalité. Cela vient d’une colère envers vous-même. Vous êtes un être en mutation et l’aspect de la corporalité n’est pas aussi facile à assumer que l’aspect spirituel. Cela crée une scission car vous avez une difficulté à relier les deux, vous êtes soit dans l’un, soit dans l’autre. Il est urgent de prendre le temps de goûter la vie ».

Evidemment, je suis touché par tant d’exactitude, notamment dans les conseils exprimés pour y remédier. Mais comme a-t-elle pû…? J’ai parfois entendu parler de thérapeutes de ce genre. Je n’ai pas le temps de plus amples questions. « Il y a un homme très fin et grand, avec un long manteau noir et un chapeau. Il semblerait que vous rejouez sa vie ». Je pense aussitôt à mon grand-père paternel. « Jouez-vous de la guitare ou du violon ? « . Je joue de la guitare. « Votre grand-père jouait-il du violon ? ». Oui. La main toujours accrochée à mon pied, la discussion se poursuit. Il semblerait que je reproduise la vie de cet ancêtre, dont je n’ai pas fait le deuil.

La rigueur et la précision des descriptions, le lien avec les situations de ma vie sont époustouflantes et je suis à la fois réjouit et surpris d’avancer comme un enquêteur avec elle sur les traces des blessures familiales dont j’ai hérité tout autant que ce qu’elle perçoit de ma personnalité et de mes fonctionnement, sans même me connaître. J’entre-aperçoit la puissance d’un outil qui me replace dans ma généalogie et surtout dans mon être. Je pourrais presque avoir la sensation d’être ausculté par une médecin dont le professionnalisme n’a d’égal que l’intuition. Continuons.

« Il va vous falloir faire un acte symbolique : remercier votre grand-père d’avoir pû vous donner vie et vous transmettre certaines choses puis l’enterrer de façon symbolique ». Les larmes perlent au coin des yeux. Je suis effectivement le seul de ses petits-enfants à ne pas être allé à son enterrement. Comment aurait-elle pû le savoir ?

« Avez-vous rencontré dans votre vie une certaine Géraldine ? ». Je ne vois pas. « Cette personne aurait eu un impact extrêmement négatif sur vous. Sa jalousie aurait eu comme une forme de pouvoir sur vous ». Alors que j’écoute ces informations, le souvenir remonte. Terminal L. Le café en face du Lycée. Géraldine en face de moi me raconte ses malheurs et sa souffrance. Je l’écoute pendant des heures, des semaines. Je revois ses lèvres prononcer « J’aimerais être toi, heureux de la vie ». Mais comment a-t-elle pû savoir ? Je raconte.

Une consultation bouleversante

La thérapeute a déjà saisi un carillon à la sonorité particulière et me propose un acte symbolique de réparation. Mon inconscient aurait en effet intégré qu’il est mauvais d’être plus heureux qu’un autre. Ce point rejoint également mes questions actuelles. Mon corps tremble doucement. Electrochoc. J’ouvre les yeux soudainement, une main s’est posée sur moi. Retour vers les orteils. « Avez-vous des questions ? ». Je crois que nous sommes allés assez profondément en peu de temps.

Je m’assois le temps de remettre mes chaussures. Je suis légèrement sonné et mon corps est en résonance. Je me sens remplit d’énergie. J’ose la question « Avez-vous lû tout cela dans mes orteils ? « . Je n’aurais pour réponse qu’une phrase énigmatique « Votre corps contient toute votre vie » qui me donne envie de m’intéresser de près à cette technique dont cette thérapeute donne conférences et formations.

Je retrouve la neige suisse et dans le train je pense à cette séance si particulière et efficace. J’ai senti dans cette forme de médiumnité assumée, toute la rigueur de l’infirmière, de la psychogénéalogiste et de la naturopathe. Cette pluralité de compétences apporte à l’ensemble une efficacité au service de la guérison dont la technique n’est finalement pas un but en soi.